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[24/11/2017] La tribune de Genève

 
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moamoa
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Localisation: ben ici voyons...quelle question.....
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MessagePosté le: 24/11/2017 20:29:17    Sujet du message: [24/11/2017] La tribune de Genève Répondre en citant

https://www.tdg.ch/culture/musique/christophe-willem-chanteur-pop-effet-sou…

Christophe Willem, chanteur pop à effet soupape
Rencontre :Il revient le cœur léger avec «Rio». Vainqueur modèle de «Nouvelle Star», le chanteur voit dans son art un instrument d’utilité publique, la possibilité de s’évader d’un quotidien mal en point.



Qu’il philosophe sur le monde comme il va ou disserte sur sa carrière, jamais son sourire ne le quitte. Jeune homme aimable, Christophe Willem assure en riant que la musique fédère mieux que tout autre art. À 34 ans, le grand échalas de la chanson hexagonale, la «Tortue» de Nouvelle Star en 2006, modèle absolu du vainqueur qui rassemble, revient avec un album pétillant, ce Rio dont l’inspiration brésilienne tient pour l’essentiel dans le titre et quelques thèmes, notamment Louange, à propos de la ferveur religieuse. Pour le reste, Rio fait de la pop à l’image de son géniteur: Christophe Willem, c’est le mainstream éternellement bonhomme.

Voilà dix ans que vous campez au sommet de la pop francophone. L’intérêt personnel y a-t-il survécu?
J’ai pour cela un garde-fou. Si quoi que ce soit venait abîmer ma passion pour la musique, je n’aurais aucun mal à laisser tomber ce métier. J’ai débuté dans le métier par inadvertance, parce que ma sœur, un jour, m’avait inscrit à l’émission Nouvelle Star. Que feriez-vous sans la notoriété, sans les clips, les télés, les grandes tournées? De la musique pour moi. Écrire pour d’autres, peut-être? Jouer dans les bars ou dans la rue serait une bonne idée également. Mais pour l’heure, mon bilan est bon: je reste intègre, je n’ai jamais été contraint de faire ce qui ne me plaît pas.

Vous avez un certain flegme. C’est naturel?

J’ai toujours eu une certaine forme de nonchalance. Et ce n’est pas pour faire mon intéressant! Ça faisait beaucoup rire Manu Katché, lorsqu’il était juré de Nouvelle Star, qui me disait comme ça: «Tu ne réalises pas ce qui se passe.» Au contraire, je comprenais parfaitement l’enjeu du télé-crochet. Mais s’il y avait quoi que ce soit de magique, l’essentiel n’était pas là, sinon dans les relations, dans mon entourage proche, également dans ces émotions qu’on peut communiquer avec la musique. La notoriété reste quelque chose d’assez abstrait.

Qu’est-ce qui vous retient dans une carrière de musicien?
Le sentiment d’être utile. Plus jeune, je voulais être prof de communication, parce qu’un des grands problèmes actuels, c’est l’absence de dialogue entre les gens. Et ça empire. Tout le monde a un point de vue sur tout, les réseaux sociaux débordent de commentaires, mais le dialogue s’avère inconsistant. Je me rappelle cette période noire qui a suivi les attentats en France (ndlr: attaque du Bataclan en 2015, notamment). Chaque soir, j’étais sur scène, et l’on basculait d’un seul coup de cette euphorie partagée avec le public à la stupeur. Pour la première fois, je me suis rendu compte que de faire du divertissement comportait quelque chose de magique. Au-delà de l’accessoire – et la pop est la dernière roue dans le monde de l’art, n’est-ce pas? – qu’y a-t-il de meilleur que de divertir, au sens propre, de sortir les gens d’un quotidien trop lourd? La musique devient une évasion, une soupape de décompression. Pour la première fois, aussi bien moi, le chanteur, que les musiciens qui m’accompagnaient, nous nous sommes sentis utiles.

Le chant, c’est tout de même une affaire intime avant tout?
C’est parce que je vis le chant de manière égoïste que je n’ai jamais voulu en faire un métier. Ça a mis son temps avant que je m’adresse véritablement aux auditeurs. Avec Rio, c’est la première fois que je le fais, parce que j’écris les textes. Alors, oui, le chant est d’abord un exutoire. Mais on ne peut raisonnablement pas faire ce métier juste pour soi-même. S’il s’agissait uniquement de combler son ego, le prix à payer serait beaucoup trop cher. Alors on cherche, même inconsciemment, à se faire généreux. Et puis on se rend compte que le regard des gens nous touche.

Notre société du spectacle réclame des stars idéalisées, cela concerne également le corps. Votre corps…
Mon corps est loin de ça, en effet!

Qu’est-ce qui est le plus difficile: vivre avec un corps périssable? Ou mettre à nu ses émotions intimes?

Vivre avec son corps, voilà le plus difficile. J’ai la chance d’être suivi par un public extrêmement bienveillant. Ce sont pour la plupart des gens qui vivent une certaine forme de solitude. Une solitude que j’aide à combler. On a le public qu’on mérite. Faire ce métier, c’est se confronter soi-même à une vraie solitude. On a beau être très entouré, ce qui se passe dans la tête ne peut être partagé. Il y a là un vide affectif que le public, les fans les plus acquis en tout cas, les «hard fans», vivent aussi. De sorte que le concert devient une rencontre entre nos solitudes partagées. Voilà pourquoi il est beaucoup plus facile pour moi de mettre mon âme à nu, d’exprimer mes angoisses, mes peurs, que d’exposer mon corps. D’une certaine manière, mon corps est une chose que je subis. Le travail de l’esprit, au contraire, se perfectionne. Cela dit, plus j’avance, plus le corps et l’esprit se rejoignent. La première étape de l’acceptation, n’est-ce pas d’apprivoiser ce qu’on n’aime pas de soi-même? Alors, allons-y, on va s’en accommoder, on vivra avec comme s’il s’agissait d’une maladie!

L’euphorie serait-elle un bon remède?
Oui. Et cela d’autant plus que notre société s’appauvrit progressivement, culturellement, intellectuellement. Le libre arbitre de chacun se réduit. On ne se rend même plus compte qu’on réfléchit de moins en moins. On est en train de tuer la réflexion par l’expression, prétendument authentique, des réseaux sociaux. Mais il y a des sursauts possibles. À un moment donné, on est obligé de rebondir. Dans cette période d’instabilité mondiale, je ne peux m’avouer pessimiste. Il m’en faut beaucoup pour me convaincre que le futur est sombre. Et puis, j’ai constaté la chose suivante: de tous les moyens possibles pour exprimer ses idées, politiques notamment, contrairement à ces grandes figures que sont le philosophe, l’écrivain et le politicien, le musicien a cette qualité unique qu’il peut véritablement fédérer les gens. L’art exprime encore une vision politique, au sens du vivre-ensemble dans la cité, tandis que le discours prétendument politique ne le fait plus.

«Rio», Christophe Willem (Sony). En concert le 13 avril 2018, Métropole, Lausanne. Infos: livemusic.ch. (TDG)
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MessagePosté le: 24/11/2017 20:29:17    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 24/11/2017 22:19:01    Sujet du message: [24/11/2017] La tribune de Genève Répondre en citant

Mais encore

Quelle est la tenue idéale du chanteur ?
Je suis dans ma phase de rébellion: j’en ai assez de me sentir déguisé. L’idéal serait, dans ce cas, de s’habiller à la ville exactement comme sur scène. Je ne comprends pas la nécessité de l’apparat. Surmaquillé, surhabillé, c’est complètement dépassé. On est un artiste accompli quand on est en phase avec la société dans laquelle on vit.

Vous vivez de préférence la nuit ou le jour ?
Les deux, raison pour laquelle je suis toujours fatigué. Le jour, la lumière m’incite à la contemplation. Quant à la nuit, elle offre la possibilité de l’introspection. Le silence nocturne est propice à la réflexion. C’est un moment hors du temps. Et c’est la nuit que la majorité des idées viennent. En revanche, je ne suis pas un noctambule, je ne sors pas.

Une chanson pour évoquer la nuit, alors !
Sur toi de Zazie, qui s’adresse à la personne qu’elle aime: «J’écris comme on miaule sous la lune, dans la nuit je trempe ma plume…»

De quel personnage célèbre auriez-vous aimé vivre la vie ?
Einstein ! Je suis passionné de métaphysique, par la convergence de la spiritualité et de la science.
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MessagePosté le: 25/11/2017 00:13:41    Sujet du message: [24/11/2017] La tribune de Genève Répondre en citant

j'ai relevé ce passage qui prouve que Christophe connait tres bien les personnes qui le suivent depuis longtemps , et qu'il est lui aussi bienvaillant envers ses fans

J’ai la chance d’être suivi par un public extrêmement bienveillant.
Ce sont pour la plupart des gens qui vivent une certaine forme de solitude.
Une solitude que j’aide à combler.
On a le public qu’on mérite. Faire ce métier, c’est se confronter soi-même à une vraie solitude.
On a beau être très entouré, ce qui se passe dans la tête ne peut être partagé.
Il y a là un vide affectif que le public, les fans les plus acquis en tout cas, les «hard fans», vivent aussi.
De sorte que le concert devient une rencontre entre nos solitudes partagées.

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MessagePosté le: 27/11/2017 21:38:43    Sujet du message: [24/11/2017] La tribune de Genève Répondre en citant

J'avais aussi relevé ce passage !
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MessagePosté le: 24/10/2018 04:04:40    Sujet du message: [24/11/2017] La tribune de Genève

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